Institut de recherche biomédicale
     
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    Développement neuromusculaire, Génétique et Physiopathologie

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    Responsables :


     

       Le tissu musculaire squelettique adulte est principalement composé de cellules spécialisées, les myofibres, qui représentent de 40 à 50% de la masse corporelle chez l’homme, auxquelles sont associées les cellules souches musculaires associées (CSM), que l’on appelle aussi cellules satellites.
    Les muscles sont innervés par les motoneurones, qui sont à l'origine des contractions musculaires et de l'activité motrice. En Europe, plus de 15 millions de personnes sont atteintes de pathologies musculaires qui progressent inévitablement vers la perte ou l’atrophie du tissu musculaire. Ces pathologies sont soit d’ordre génétique, soit accompagnent l’hospitalisation ou l’immobilisation prolongée, soit sont la conséquence d’états pathologiques variés. De plus, le muscle squelettique s’atrophie au cours du vieillissement et cette atrophie est la principale cause de la fragilité des personnes âgées. Cette fonte musculaire ne peut pas être soignée aujourd’hui. Différentes pathologies affectent également le développement et la survie des motoneurones. C'est notamment le cas des scléroses latérales amyotrophiques (SLA) et des amyotrophies spinales.
    La SLA provoque une paralysie progressive de l'ensemble de la musculature squelettique des membres et du tronc (y compris les muscles respiratoires). La cause de la SLA est inconnue, son incidence augmente avec l'âge à partir de 40 ans et l'issue est toujours fatale. L'amyotrophie spinale est le nom donné à un groupe de maladies héréditaires caractérisées par une faiblesse et une atrophie des muscles. Cette pathologie se transmet de manière autosomique récessive. La dégénérescence des motoneurones invalide les commandes motrices vers les muscles, aboutissant à une atrophie musculaire.


    Les projets développés au sein de notre équipe visent à caractériser l’influence de facteurs de transcription, de facteurs de guidage,  et de voies de signalisation exprimés aussi bien dans les CSM que dans la fibre musculaire en développement et adulte, afin de comprendre leurs implications dans le développement normal et pathologique du muscle squelettique, ainsi que dans les motoneurones. Ceci en utilisant des modèles de souris sauvages et mutantes pour certains gènes d’intérêt, ou dans des modèles cellulaires de rhabdomyosarcomes. A terme nous espérons obtenir une idée intégrée des modes de réponse de l’appareil musculaire à son environnement dans des conditions normales et pathologiques grâce à des études à l’échelle du génome. Dans ce cadre, nos travaux actuels s’articulent autour de quatre thèmes.

     

     

    • Thème 2Physiologie musculaire adulte

     

    • Thème 3 - Développement neuronal et motricité