Institut de recherche biomédicale
     
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    Equipe : Tumeurs endocrines et signalisation

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    Responsable :


    Notre laboratoire s’est développé depuis plusieurs années autour de la thématique des tumeurs endocrines. Nous étudions plus particulièrement la physiopathologie des tumeurs du cortex surrénalien, de la thyroïde et de l’hypophyse.

     

    L’étude de maladies familiales, les néoplasies endocrines multiples, a permis d’identifier certaines des voies de signalisation responsables de la tumorigénèse endocrine. Les anomalies moléculaires touchant des acteurs de la voie de l’AMP cyclique sont observées fréquemment dans les tumeurs endocrines. Le complexe de Carney, une forme rare de néoplasie endocrine multiple pouvant associer chez un même malade des tumeurs hypophysaires, thyroïdiennes, surrénaliennes et gonadiques, peut être la conséquence de mutations inactivatrices d’une des sous-unités régulatrices de la protéine kinase A (PKA). Nos travaux ont permis de mieux comprendre cette maladie et le rôle de la PKA dans les tumeurs corticosurrénaliennes à l’origine d’un syndrome de Cushing (sécrétion excessive de cortisol) et d’identifier de nouveaux gènes de la voie de l’AMPc impliqués dans le développement de ces tumeurs.

     

    D’une façon plus générale, nous nous intéressons dans ces tumeurs endocrines à d’autres voies de signalisation impliquées dans d’autres types de cancer. Nous avons pu ainsi démontrer pour la première fois le rôle central de mutations de la ß-caténine dans les tumeurs bénignes et malignes du cortex surrénalien. Les anomalies de la voie des MAPK jouent également un rôle dans les tumeurs endocrines, les cancers différenciés de la thyroïde représentent un excellent modèle pour étudier cette voie. Des mutations activatrices du puissant oncogène BRAF sont présentes dans environ 50% des cancers papillaires de la thyroïde. Comprendre les déterminants de l’activation de la voie des MAPK par les oncogènes est un enjeu important de la cancérogénèse.

     

    Nous avons pu progresser ces dernières années dans la classification moléculaires des tumeurs du cortex surrénalien par des approches de génomiques. Un de nos objectifs est l’intégration de la génomiques des tumeurs de la surrénale dans le cadre du programme Carte d’Identité des Tumeurs (Ligue Nationale Contre le Cancer). Ceci nous a permis de progresser sur la physiopathologie mais aussi d’identifier des marqueurs diagnostiques et pronostiques des cancers surrénaliens qui à terme vont guider la prise ne charge des patients. Nous utilisons actuellement l’outil puissant que représente la génomique, en particulier le séquençage à haut débit dans le cadre de la plateforme de génomique de l’Institut Cochin, pour identifier de nouvelles anomalies moléculaires somatiques dans les cancer endocrines sporadiques et de nouveaux gènes responsables de formes familiales de tumeurs surrénaliennes. Ces approches de génomiques sont aussi utilisées pour comprendre les mécanismes de dérégulation et les cibles des voies de signalisation que nous étudions dans des modèles in vitro de tumeurs endocrines.

     

    L’ensemble de ces travaux se fait en interaction étroite avec les services cliniques de l’hôpital Cochin (centre de référence maladies rares de la surrénale, centre expert cancer de la thyroïde….) et dans le cadre de réseaux nationaux et internationaux dédiés aux tumeurs endocrines (COMETE, ENS@T…..).