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    Les cellules MAIT dans le diabète de type 1 chez l'homme

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    Isabelle NEL

     

    Jeudi 21 novembre à 10h

     

    Institut Cochin

    24 rue du Faubourg St Jacques Paris 14ème
    salle Schapira, 2ème étage

    Directrice de thèse : Agnès Lehuen

    Equipe : Immunologie du diabète    

    Département : Endocrinologie, Métabolisme et Diabète (EMD)

     

    Résumé de thèse :

    Le diabète de type 1 (DT1) est une maladie auto-immune caractérisée par l'implication du système immunitaire adaptatif mais également inné. Des altérations de l'homéostasie intestinale sont également décrites. Les cellules MAIT appartiennent à la famille des lymphocytes T non conventionnels et ont la particularité de reconnaître par la molécule MR1 des ligands principalement d'origine bactérienne. Il est reconnu que les lymphocytes MAIT interagissent fortement avec le microbiote intestinal. Le DT1 est l'une des plus fréquentes maladies de l'enfance. Cependant, le DT1 est diagnostiqué aussi bien chez l'enfant que chez l'adulte. Pour déterminer si les cellules MAIT pourraient être impliquées dans la physiopathologie du DT1, la fréquence, le phénotype et la fonction des cellules MAIT ont été analysés par cytométrie en flux dans le sang d'enfants et d'adultes DT1.

    La fréquence des cellules MAIT chez les enfants DT1 au moment du diagnostic de leur diabète est diminuée. Ce résultat pourrait être la conséquence de la migration des cellules MAIT du sang vers les tissus inflammés ou/et de leur activation prolongée entraînant leur exhaustion. Il est intéressant de noter que, chez les adultes, les altérations des cellules MAIT sont plus importantes après plusieurs années de DT1 qu'au moment du diagnostic. Ces résultats corroborent l'idée d'une hétérogénéité entre les patients DT1 en fonction de leur âge, impliquant probablement des mécanismes physiopathologiques différents. Tous ces résultats nous amènent à penser que, en accord avec ce qui a été montré chez la souris NOD, les cellules MAIT pourraient jouer un rôle dans la physiopathologie du DT1. De plus, des altérations des cellules MAIT sont observées chez les patients avant l'apparition des signes cliniques du DT1 suggérant que les cellules MAIT puissent devenir un nouveau biomarqueur prédictif du risque de développer un DT1. D'autre part, les altérations des cellules MAIT sont plus importantes chez les adultes que chez les enfants diagnostiqués diabétiques depuis plusieurs années. Ceci nous laisse imaginer que les cellules MAIT pourraient également être impliquées dans les étapes insidieuses qui amènent au développement de complications chez les adultes DT1. Des études approfondies de ces différentes hypothèses sont nécessaires, cependant il semblerait que les cellules MAIT puissent devenir un nouvel outil d'intervention thérapeutique dans les décennies à venir.