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    Cancer : améliorer l’immunothérapie en éliminant les macrophages tumoraux

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    Alerte presse CNRS : une étude dirigée par Emmanuel Donnadieu

    Renforcer les défenses immunitaires pour les rendre aptes à attaquer les cellules cancéreuses :

    c’est le principe  des immunothérapies, qui sont une véritable révolution thérapeutique. Cependant leur efficacité complète et durable est limitée à une partie des malades1. L’une des causes suspectées est l’incapacité des cellules chargées d’éliminer les cellules tumorales, les lymphocytes T cytotoxiques, d’atteindre les cellules malignes. En étudiant des tumeurs de patients atteints de cancers du poumon par imagerie de fluorescence dynamique, l’équipe d’Emmanuel Donnadieu, chercheur CNRS à l’Institut Cochin (Inserm/CNRS/Université Paris Descartes)2, démontre que d’autres cellules immunitaires appelées macrophages séquestrent les lymphocytes T et les empêchent de migrer jusqu’aux cellules tumorales. Les chercheurs ont ensuite montré, dans deux modèles de cancer du sein chez la souris, qu’un médicament éliminant les macrophages (le pexidartinib) permet aux cellules T d'infiltrer les tumeurs. A la clé : une meilleure réponse à l’immunothérapie utilisant l’anticorps anti-PD1 (qui stimule les cellules T cytotoxiques). Ces résultats, publiés cette semaine dans PNAS, confirment la pertinence d’essais cliniques en cours associant le pexidartinib et l’immunothérapie anti-PD1.

    1 Par exemple, les anticorps anti-PD1 dont il est question ici ne sont efficaces que, dans les meilleurs des cas, chez un patient sur trois pour les mélanomes et cancers du poumon. Et les cancers du pancréas et de la prostate y sont réfractaires.

    2 Avec la collaboration de cliniciens de l’Hôpital Cochin AP-HP et du Centre de recherche des Cordeliers (Inserm/Sorbonne Université/Université Paris Descartes).

    Figure : Distribution des lymphocytes T, macrophages et cellules tumorales dans une tumeur pulmonaire humaine.
    Les cellules tumorales (en bleu) s’organisent pour former des îlots denses et bien définis, séparés entre eux par des zones de stroma constitué de matrice extracellulaire, vaisseaux sanguins et autres cellules. Les lymphocytes T (en vert), acteurs essentiels dans la lutte contre les cancers, sont peu présents dans les îlots tumoraux mais se concentrent dans le stroma. Les travaux de l’équipe d’Emmanuel Donnadieu ont montré que les macrophages (en rouge) sont responsables de la rétention des lymphocytes T dans le stroma : ils empêchent les cellules T de migrer vers les cellules tumorales et d’exercer leur fonction destructrice.
    © Elisa Peranzoni

     

    En utilisant la microscopie de fluorescence dynamique, la migration des lymphocytes T est visualisée dans des explants de tumeurs mammaires murines. 
    En présence de pexidartinib, les macrophages (vert) sont détruits. Les lymphocytes T (rouge), libres, migrent activement et atteignent les cellules tumorales (bleu).

     En absence de pexidartinib, les lymphocytes (rouge) sont peu mobiles et formes des contacts stables avec les macrophages (vert) en dehors des îlots tumoraux (bleu). 

     

    Lire un résumé de l'étude rédigé par les chercheurs

     

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    Contact chercheur

     Emmanuel Donnadieu - + 33 (0)1 40 51 65 64

     

    Contact presse CNRS

    - +33 (0)1 44 96 51 37

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