Journée mondiale des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) : les recherches à l’institut Cochin en lien avec ces maladies

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Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), regroupant la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, se caractérisent par une inflammation invalidante de la paroi du tube digestif et concernent 10 millions de personnes dans le monde, environ 250 000 personnes en France. Ce sont des maladies dont on ne guérit pas, qui évoluent par périodes de poussée présentant des signes d’inflammation et/ou des symptômes digestifs liés à des lésions tissulaires, entrecoupées de périodes de rémission.
Plusieurs facteurs de risque aux MICI sont suspectés, notamment des facteurs génétiques et environnementaux. La prévalence de ces maladies dans les pays industrialisés laisse suspecter un rôle de la pollution et/ou de l’alimentation dans leur survenue. De plus, le microbiote intestinal (plus de 100 000 milliards de micro-organismes : bactéries, virus, parasites et champignons non pathogènes) joue lui aussi un rôle important.

Plusieurs équipes de l’Institut Cochin contribuent aux recherches sur les MICI : elles cherchent en particulier à comprendre les liens entre les déséquilibres dans la composition du microbiote et ces maladies inflammatoires, à élucider les mécanismes de régénération de l’épithélium intestinal, et plus largement à comprendre les liens entre l’épithélium intestinal et son microenvironnement.

L’équipe de Benoit Chassaing caractérise les régulations du microbiote intestinal par des facteurs environnementaux, tels que certains facteurs alimentaires, et étudie comment l'hôte et son microbiote communiquent afin d’explorer des voies innovantes pour moduler de manière bénéfique ce microbiote intestinal.

L’équipe de Béatrice Romagnolo étudie le renouvellement de l’épithélium intestinal et ses altérations dans le cancer et les maladies inflammatoires, et caractérise l’influence des facteurs nutritionnels, du microbiote et du système immunitaire dans ces processus.

L’équipe de Carole Peyssonnaux a pour objectif de mieux comprendre la dérégulation chronique de l'homéostasie du fer, observée dans l’épithélium lors de maladies inflammatoires de l'intestin ou de la peau.

L’équipe d’Agnès Lehuen s’intéresse aux rôles des cellules immunitaires NKT et MAIT, lymphocytes T non conventionnels, comme capteurs d'anomalies métaboliques impliqués dans des maladies inflammatoires chroniques.

L’équipe de Benoit Viollet déchiffre les processus cellulaires régulés par la protéine kinase AMPK dans le tractus gastro-intestinal afin de développer de nouvelles approches thérapeutiques ciblant le maintien de l'intégrité de la barrière épithéliale intestinale.